Même dans tes rêves les plus fous, t’imagines pas à quel point ma vie est passionnante. Tiens, là, présentement, je suis en quête d'un oreiller. Waooouh, trop funky !

C'est toujours comme ça. J'ai des pulsions d'achat incoercibles. Un exemple au hasard : à un moment je réalise que je n'ai pas de trench-coat. Parce que j'ai vu un film ou une photo avec une meuf trop classe en trench-coat. Et je me dis : "Mais comment ai-je pu vivre sans trench-coat jusqu'à aujourd'hui ?" C'est vrai, ça, comment ai-je pu vivre sans trench-coat jusqu'à aujourd'hui. Truc de ouf.
Alors, je me mets à chercher le trench-coat ultime. Celui qui me rendra élégante, me fera une silhouette de rêve. Je consulte 200 sites, je vais dans 12 magasins. Et soit je trouve le trench-coat absolu. Et je l'achète, et je découvre que le trench-coat, ça va pas à tout le monde… Soit je trouve pas le trench-coat et, au bout de quelques semaines, je passe à autre chose, et je comprends même pas pourquoi j'étais obsédée par cette histoire de trench-coat. D'autant que ça va pas à tout le monde. Bref, à l'arrivée, j'arrive à la même conclusion, sauf que j'ai économisé 100 euros dans le second cas. 
Ça marchera pareil pour un sac à main de telle ou telle forme ("mais comment ai-je pu vivre sans un sac seau ?"), une paire de chaussures comme ci ou comme ça…


TOUS LES ACARIENS, TOUTES LES ACARIENNES !

Enlight1 (3)

Et là, c'est une histoire d'oreiller qui me prend la tête. Cette fois, ce n'est pas parti de la photo d'une meuf avec un oreiller troooop classe, mais d'un papier dans "Libé". Papier qui reprenait une info d'un livre du Dr Saldmann, selon laquelle, “au bout de deux ans, 10 % du poids d'un oreiller sont représentés par des acariens morts ou des déjections d'acariens”. Argh… Je dors sur des cadavres et du caca d'acariens. Je ne sais même pas quel âge a mon oreiller. Je le surkiffe ! Il est épais, moelleux à souhait. Il a plusieurs années, c'est sûr. Combien ? Je sais pas. C'est plus qu'un oreiller, c'est un doudou. Je le prête à personne. Même à mes filles, même à mon chéri. J'en avais acheté un autre, mais je ne l'ai jamais adopté.
Si ça se trouve son poids est représenté par 100 % de caca d'acariens ! Euh non, ça c'est pas possible. Mais bon, quand même, moi qui suis chochotte puissance 22, l'idée de poser ma tête sur de la merde d'horribles bestioles microscopiques ça me retourne l'estomac (je te mets pas de photo, toi aussi tu irais vomir ton quatre-heures direct). 

DES OREILLERS PAR MILLIERS

Alors hier, je suis allée chez But pour tâter de l'oreiller. Et là, perdue dans un rayon grand comme deux terrains de football, j'ai eu la confirmation que l'oreiller était devenu un produit high-tech. Les fibres machin-truc à mémoire de forme, les traitements anti-acariens et antimicrobiens (mais combien de temps ça dure ? Ça c'est pas marqué sur l'emballage !), les moelleux, les fermes et les médiums (ils prédisent l'avenir ?), et dans la série j'invente des mots, tu as le "physio-oreiller, une kiné-création". Je te passe ceux en synthétique, en duvet, en plumes… tu connais. Il y a aussi ceux pour dormir sur le côté et ceux pour dormir sur le dos. Et quand tu te tournes pendant la nuit, il se passe quoi ? Tu appelles le SAV de But pour qu'il change ton oreiller pendant ton sommeil ?

Capture d’écran 2017-02-22 à 11

Il y en même qui s'appelle "Eros". Il est vibrant ? C'est du sexe à piles ?
Manque plus que l'oreiller qui te fait la lecture pour t'endormir et qui te prépare le café le matin.

Bref, j'ai tâté, tâté, mais rien qui ressemble à mon oreiller bien-aimé. Ma quête du Saint Oreiller se poursuit donc… Et là, impossible d'acheter en ligne ou de renoncer. Il me faudra juger sur pièce et trouver la perle rare. Je vais peut-être aller faire brûler un cierge à sainte Rita…