Drôle d'idée de me relancer dans ce blog (c'est jamais que la troisième fois en un an…). D'autant que je ne suis plus dans le "réseau" de la blogosphère depuis un moment. Beaucoup de blogonautes que je suivais ont laissé tomber, hormis Mab, Heure-Bleue et Le Goût des Autres.
Je sais que je ne n'aurai que quelques visites. L'idée n'est donc pas tant de partager mes états d'âme avec plein de gens que de retrouver un cadre pour une pratique d'écriture plus ou moins régulière. Et remettre en mouvement ce qui me tient lieu de cerveau.
Embarquée dans un quotidien chronophage – entre travail et contraintes domestiques –, le peu de temps dont je dispose est désormais dévolu à des activités certes sympatoches, mais pas très exigeantes intellectuellement : visionnage d'émissions en replay, tricot, un peu de lecture… Evidemment, j'ai à cœur de voir mon ami, lui même très accaparé par son quotidien et ses obligations familiales.
Bref, tout ça ne laisse pas beaucoup de créneaux pour raconter mes conneries sur internet !

Je pense que c'est néanmoins un exercice salutaire. Pour se forcer à réfléchir un peu, à prendre du recul. Aussi pour garder des traces de choses vécues, ressenties… 
Quand je relis les billets publiés dans ce blog, ou dans le précédent, surtout ceux mettant en scène mes enfants, cela me replonge dans des moments importants de ma vie. D'autant que je lis entre les lignes les choses que je n'écrivais pas… 

Aujourd'hui mes filles sont plus grandes. Je me sens moins la liberté de parler d'elles… D'autant qu'elles gagnent en autonomie, nous faisons moins d'activités ensemble. Surtout avec Nausicaa, la grande, qui passe la plus grande partie de son temps libre dans son cercle d'amis. Je sais qu'elle-même est active sur les réseaux sociaux. Insta, Snapchat… On en parle, mais je n'espionne pas ses activités. Je la mets en garde, mais je ne veux pas interférer dans sa sphère personnelle. Hier, je lui ai demandé si je pouvais voir des photos qu'elle avait postées sur Instagram (elle a eu des cours de photo au lycée et elle m'avait parlé de prises de vues faites avec ses camarades). Et elle me les a montrées avec plaisir, m'a-t-il semblé.

Je sais à quel point il est précieux d'avoir un espace à soi, même virtuel. Partageant sa chambre avec sa sœur, elle ne dispose pas de cet espace "privatif" à la maison. Sa sœur non plus, du même coup (d'où conflits nombreux !).
J'essaie de lui faire confiance le plus possible. Jusqu'à présent, cette façon de faire a été payante : quand elle a eu des soucis, elle m'en a tout de suite parlé. Ça ne veut pas dire que notre relation soit idyllique (mon Dieu, t'imagines pas à quel point on se prend le chou par moments ! On a le même caractère, mélange contradictoire, et donc potentiellement explosif, d'autoritarisme… et de tolérance). Mais la relation reste ancrée sur le dialogue. Pourvou que ça doure…

Anniv