Bien fait pour lui, ça lui apprendra à se goinfrer de barres Kinder Bueno et à faire la pub pour ces merdes ! Ouais, pas de pitié pour les gros tennismen, ni pour les maigres, d'ailleurs. Pour tout dire, depuis que Jimmy Connors ne joue plus, j'ai plus jamais regardé un match.

Le tennis, je m'en bats les palmes. C'est juste un prétexte pour dire ma haine de la marque Ferrero. Tu peux venir chez moi quand tu veux, jamais tu ne trouveras un pot de Nutella, des Schokobons ou des Ferrero Roche d'Or. Tous ces produits sont bourrés d'huile de palme et autres saloperies. C'est pas les seuls, certes. Mais ce qui me met hors de moi, c'est que la marque appuie sa communication sur l'argument – totalement faux – que ses produits sont équilibrés et intéressants nutritionnellement. Mon cul, Jo-Wilfried ! La bécasse du gouvernement, avec ses 2,31 % des suffrages, au lieu de prôner la dépénalisation du teushi, elle ferait mieux de faire des propositions sur la pénalisation des saloperies qu'on nous fait ingurgiter.

Ma haine contre les soirées chez l'ambassadeur monte encore d'un cran lorsque je tombe sur la pub pour Kinder Chocolat. Je sais pas qui a casté les deux gourdasses qui jouent la mère et la fille, mais elles sont moins expressives que mes poissons rouges. Faut dire qu'elles sont pas trop aidées par les dialogues… Et puis, ce registre de fausse complicité dégoulinante, ça me donne envie de vomir mon quatre-heures (qui n'est pourtant pas composé de Kinder). Sauf que, les concepteurs se sont pas trop rendu compte des conneries qu'ils faisaient dire à ces deux neuneus. La mère, pure salope, raconte à tout le monde que sa naine a un amoureux, un prénommé Gaétan. (Fuis Gaétan, tant qu'il est temps !) Et la fille, elle a trop la tehon. T'imagines, maintenant, toute sa classe est au courant, même cette teigne de Noémie, avec ses gâteaux bio et ses Pom'Potes pour le goûter. Du coup, super véner, la naine rétorque que sa daronne bouffe du Kinder au boulot. Après, étonne-toi que la vieille soit blindée de cellulite, avec toutes les graisses saturées qu'elle s'enfile. Encore 20 secondes de spot, et on apprenait que la mère s'enfilait pas que les Kinder Bueno, mais aussi Jean-Michel, son collègue comptable et véliplanchiste (pourquoi il serait pas véliplanchiste ?)

Le plus étonnant à mes yeux, c'est pas que cette pub et les autres de Ferrero soient toujours de grosses daubes, mais que ça marche ! Tsonga et sa voisine qui a un petit creux… (Et qui vient le raquetter, peuf peuf.) Sans déconner, faut lui dire à Pépère qu'il est grotesque là-dedans ! Déjà avec son prénom, ça doit pas être facile tous les jours. Mais là, il est grillé grave.

Et là encore, on veut nous faire croire que c'est un snack léger, alors que deux barres représentent 250 calories, soit plus que la part de gâteau au chocolat snobée dans le spot par les deux protagonistes sous-équipés intellectuellement, sans compter l'intérêt qualitatif du fait-maison par rapport au produit indus. Pourquoi ça n'existe plus le Bureau de vérification de la publicité ? Et les assoces de consommateurs, elles font quoi contre la pub mensongère ?

Tu dois penser que je m'emporte pour des choses anodines. En fait, ce sont toujours les mêmes trucs qui m'énervent : quand on essaie de me faire prendre des vessies pour des lanternes. Je supporte de moins en moins qu'on me prenne pour une conne. Et c'est vrai que, depuis un certain temps, j'ai tendance à beaucoup m'énerver.