Lame de fond

04 mars 2017

LESSIVÉE

Tu te dis : "Tiens, j'écrirais bien un truc sur Lindsey Buckingham dans mon blog !" Ou plutôt un truc sur : comment réagit-on quand on découvre qu'une de ses anciennes idoles, un artiste si talentueux (et si beau), était un sale type qui frappait sa femme… entre autres. Est-ce que ça entache son génie musical ? Est-ce qu'on peut apprécier les œuvres ou le travail de quelqu'un, tout en estimant la personne détestable ? Tout ça, tout ça…  

On est samedi, il est 10h15. Nausicaa est au lycée. Aurore prépare son sac pour aller passer son (demi-)week-end sur deux chez son père (tu la sens l'ironie sous-jacente sous l'énoncé factuel ?). J'ai fait les petits dej successifs ; vaillamment, je suis sortie sous la pluie pour déposer un chèque à la banque et acheter du pain.

Enfin, je prends le temps de faire et boire un thé. Et là, la sonnerie stridente, et répétitive, de la machine à laver…

Putain, la lessive de sous-vêtements et de chaussettes, lancée avant d'aller à la banque ! L'un des trucs que je déteste le plus au monde, avec l'andouillette et Donald Trump. Une kyrielle de bouts de tissus à regrouper par paire et à accrocher à l'étendoir. Evidemment, il y en toujours qui tombent. Là, je réalise le nombre de chaussettes qui appartiennent à Nausicaa. Et je m'interroge : Elle en fait quoi de ses chaussettes ? Elle participe à un chaussettes-challenge sur Insta : "Change tes chaussettes 8 fois par jour et poste les plus belles photos" ?  Je m'énerve toute seule devant mon étendoir et ma guirlande de chaussettes multicolores. Et j'ai plus du tout envie d'écrire sur Lindsay Buckingham. Sur rien du tout, d'ailleurs. J'ai juste envie d'aller bouquiner sous la couette en buvant du thé sucré. Je me dis que les parents ont tout le temps des trucs à la con à faire ! Genre, ça s'arrête jamais. Et ça te vide le cerveau aussi efficacement qu'une émission de Cyril Hanouna… 

Et puis, j'ai repensé à ma bonne résolution d'il y a une semaine : remets-toi à écrire ! Te laisse pas bouffer par le quotidien… 
C'est quand même pas des bouts de tissu en coton mélangé qui vont me faire taire… Et puis la prochaine fois, je laisserai Nausicaa étendre elle-même son armada de chaussettes. Ça lui fera les pieds…

Chaussettes

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01 mars 2017

L'ÉTERNEL RETOUR

Drôle d'idée de me relancer dans ce blog (c'est jamais que la troisième fois en un an…). D'autant que je ne suis plus dans le "réseau" de la blogosphère depuis un moment. Beaucoup de blogonautes que je suivais ont laissé tomber, hormis Mab, Heure-Bleue et Le Goût des Autres.
Je sais que je ne n'aurai que quelques visites. L'idée n'est donc pas tant de partager mes états d'âme avec plein de gens que de retrouver un cadre pour une pratique d'écriture plus ou moins régulière. Et remettre en mouvement ce qui me tient lieu de cerveau.
Embarquée dans un quotidien chronophage – entre travail et contraintes domestiques –, le peu de temps dont je dispose est désormais dévolu à des activités certes sympatoches, mais pas très exigeantes intellectuellement : visionnage d'émissions en replay, tricot, un peu de lecture… Evidemment, j'ai à cœur de voir mon ami, lui même très accaparé par son quotidien et ses obligations familiales.
Bref, tout ça ne laisse pas beaucoup de créneaux pour raconter mes conneries sur internet !

Je pense que c'est néanmoins un exercice salutaire. Pour se forcer à réfléchir un peu, à prendre du recul. Aussi pour garder des traces de choses vécues, ressenties… 
Quand je relis les billets publiés dans ce blog, ou dans le précédent, surtout ceux mettant en scène mes enfants, cela me replonge dans des moments importants de ma vie. D'autant que je lis entre les lignes les choses que je n'écrivais pas… 

Aujourd'hui mes filles sont plus grandes. Je me sens moins la liberté de parler d'elles… D'autant qu'elles gagnent en autonomie, nous faisons moins d'activités ensemble. Surtout avec Nausicaa, la grande, qui passe la plus grande partie de son temps libre dans son cercle d'amis. Je sais qu'elle-même est active sur les réseaux sociaux. Insta, Snapchat… On en parle, mais je n'espionne pas ses activités. Je la mets en garde, mais je ne veux pas interférer dans sa sphère personnelle. Hier, je lui ai demandé si je pouvais voir des photos qu'elle avait postées sur Instagram (elle a eu des cours de photo au lycée et elle m'avait parlé de prises de vues faites avec ses camarades). Et elle me les a montrées avec plaisir, m'a-t-il semblé.

Je sais à quel point il est précieux d'avoir un espace à soi, même virtuel. Partageant sa chambre avec sa sœur, elle ne dispose pas de cet espace "privatif" à la maison. Sa sœur non plus, du même coup (d'où conflits nombreux !).
J'essaie de lui faire confiance le plus possible. Jusqu'à présent, cette façon de faire a été payante : quand elle a eu des soucis, elle m'en a tout de suite parlé. Ça ne veut pas dire que notre relation soit idyllique (mon Dieu, t'imagines pas à quel point on se prend le chou par moments ! On a le même caractère, mélange contradictoire, et donc potentiellement explosif, d'autoritarisme… et de tolérance). Mais la relation reste ancrée sur le dialogue. Pourvou que ça doure…

Anniv

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21 février 2017

CONFIDENCES SUR L'OREILLER

Même dans tes rêves les plus fous, t’imagines pas à quel point ma vie est passionnante. Tiens, là, présentement, je suis en quête d'un oreiller. Waooouh, trop funky !

C'est toujours comme ça. J'ai des pulsions d'achat incoercibles. Un exemple au hasard : à un moment je réalise que je n'ai pas de trench-coat. Parce que j'ai vu un film ou une photo avec une meuf trop classe en trench-coat. Et je me dis : "Mais comment ai-je pu vivre sans trench-coat jusqu'à aujourd'hui ?" C'est vrai, ça, comment ai-je pu vivre sans trench-coat jusqu'à aujourd'hui. Truc de ouf.
Alors, je me mets à chercher le trench-coat ultime. Celui qui me rendra élégante, me fera une silhouette de rêve. Je consulte 200 sites, je vais dans 12 magasins. Et soit je trouve le trench-coat absolu. Et je l'achète, et je découvre que le trench-coat, ça va pas à tout le monde… Soit je trouve pas le trench-coat et, au bout de quelques semaines, je passe à autre chose, et je comprends même pas pourquoi j'étais obsédée par cette histoire de trench-coat. D'autant que ça va pas à tout le monde. Bref, à l'arrivée, j'arrive à la même conclusion, sauf que j'ai économisé 100 euros dans le second cas. 
Ça marchera pareil pour un sac à main de telle ou telle forme ("mais comment ai-je pu vivre sans un sac seau ?"), une paire de chaussures comme ci ou comme ça…


TOUS LES ACARIENS, TOUTES LES ACARIENNES !

Enlight1 (3)

Et là, c'est une histoire d'oreiller qui me prend la tête. Cette fois, ce n'est pas parti de la photo d'une meuf avec un oreiller troooop classe, mais d'un papier dans "Libé". Papier qui reprenait une info d'un livre du Dr Saldmann, selon laquelle, “au bout de deux ans, 10 % du poids d'un oreiller sont représentés par des acariens morts ou des déjections d'acariens”. Argh… Je dors sur des cadavres et du caca d'acariens. Je ne sais même pas quel âge a mon oreiller. Je le surkiffe ! Il est épais, moelleux à souhait. Il a plusieurs années, c'est sûr. Combien ? Je sais pas. C'est plus qu'un oreiller, c'est un doudou. Je le prête à personne. Même à mes filles, même à mon chéri. J'en avais acheté un autre, mais je ne l'ai jamais adopté.
Si ça se trouve son poids est représenté par 100 % de caca d'acariens ! Euh non, ça c'est pas possible. Mais bon, quand même, moi qui suis chochotte puissance 22, l'idée de poser ma tête sur de la merde d'horribles bestioles microscopiques ça me retourne l'estomac (je te mets pas de photo, toi aussi tu irais vomir ton quatre-heures direct). 

DES OREILLERS PAR MILLIERS

Alors hier, je suis allée chez But pour tâter de l'oreiller. Et là, perdue dans un rayon grand comme deux terrains de football, j'ai eu la confirmation que l'oreiller était devenu un produit high-tech. Les fibres machin-truc à mémoire de forme, les traitements anti-acariens et antimicrobiens (mais combien de temps ça dure ? Ça c'est pas marqué sur l'emballage !), les moelleux, les fermes et les médiums (ils prédisent l'avenir ?), et dans la série j'invente des mots, tu as le "physio-oreiller, une kiné-création". Je te passe ceux en synthétique, en duvet, en plumes… tu connais. Il y a aussi ceux pour dormir sur le côté et ceux pour dormir sur le dos. Et quand tu te tournes pendant la nuit, il se passe quoi ? Tu appelles le SAV de But pour qu'il change ton oreiller pendant ton sommeil ?

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Il y en même qui s'appelle "Eros". Il est vibrant ? C'est du sexe à piles ?
Manque plus que l'oreiller qui te fait la lecture pour t'endormir et qui te prépare le café le matin.

Bref, j'ai tâté, tâté, mais rien qui ressemble à mon oreiller bien-aimé. Ma quête du Saint Oreiller se poursuit donc… Et là, impossible d'acheter en ligne ou de renoncer. Il me faudra juger sur pièce et trouver la perle rare. Je vais peut-être aller faire brûler un cierge à sainte Rita…

 




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29 juillet 2016

LA GRANDE BOUFFE

Telle que tu me vois, présentement, je reviens de vacances. Du sud de la Sardaigne, plus précisément. Ouais, t'as raison d'être jaloux/se : c'était top ! Enfin, si tu aimes le soleil, le ciel bleu, les plages sublimes, la pasta, le poisson, les tomates goûteuses, la mozzarella, la ricotta et le limoncello… Sinon, t'as qu'à aller dans le Doubs ! (Nan, je déconne, c'est très joli le Doubs… Enfin, je suppose.)
J'ai snobé l'Italie des décennies durant et, en un an et demi, j'y suis allée six fois… Certes, j'ai du mal avec leur conception fantaisiste des files d'attente et du Code de la route, mais pour le reste, je trouve ce pays et ses habitants tout à fait plaisants. Surtout, je me dis qu'un endroit où on fait si bien la bouffe ne peut pas être complètement mauvais. 

Dans ce domaine, comme dans d'autres, La France se repose sur une réputation dépassée : la proportion de restaus qui servent du sous-vide chez nous est indécente. Pauvres touristes qui débarquent à Paris et filent direct chez Chartier en pensant consommer de la vraie cuisine parisienne ! Alors qu'en Italie, la moindre gargotte – ou quasi – te propose du fait-maison plein de saveurs. Souvent des plats simples, mais délectables. Et les Italiens ne sont pas plus grassouillets que les Français (je parle pas des touristes qui, eux, prennent facilement 2 kilos par semaine de vacances… Donc, sache-le, tu ne verras pas de photo de moi ici en maillot de bain. Comment ça, tant mieux !).

Je te parle de bouffe, et c'était pas du tout le sujet que je voulais aborder à la base… Comme quoi… Pas grave, on a tout le temps. On est bien là, à la fraîche (mais c'est quoi ce temps en France ! J'ai franchi une faille spatio-temporelle en prenant l'avion et j'ai atterri direct en octobre ?)

 

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Oignons sardes : T'as vu la taille !

 

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En Italie, Aurore se nourrit esssentiellement de pâtes à la tomate et de tomates sans pâtes…

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… et de gelati !

Deux petites dernières pour la route…

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27 juillet 2016

NOTRE GRAND JEU DE L'ÉTÉ

Regarde bien les images ci-dessous. Est-ce que quelque chose t'interpelle au niveau de ton vécu orthographique ? Si c'est pas le cas, nettoie tes lunettes ou va chercher ton Bescherelle.

GrandePompe

"Cette commune varoise fête en grandes pompes les 500 ans du pélerinage de François Ier", se réjouit TF1.
Eh bien non, les habitants de cette bourgade ne se chaussent pas en 52 pour célébrer cet anniversaire, au risque de se casser la gueule. Ils vont fêter ça en grande pompe, sans "s", c'est-à-dire avec faste. Personnellement, je ne vois pas trop l'intérêt du truc, mais c'est pas parce que je m'en bats l'os qu'il faut en dégoûter les autres. Et si les JT de TF1 parlaient de trucs intéressants, ça se saurait.
Bref. Pour retenir la règle, à savoir qu'un événement se célèbre en grande pompe, sans "s", c'est-à-dire avec faste, dis-toi que seule Berthe aux grands pieds eut droit à un mariage en grandes pompes.

 

BieberFlamand

"… son pote sort une bouée flamand rose", nous raconte "Voici", toujours à la pointe des informations essentielles.
Eh bien non, le pote à Justin (sur la photo, c'est la blonde décolorée, des fois que tu l'aurais pas reconnu) n'exhibe pas un Belge nerlandophone au teint délicatement rosé, mais un échassier en plastique. Ce qui reste quand même super débilos, mais bon, Justin Bieber n'est pas particulièrement réputé pour la qualité de ses fréquentations.
Bref. Pour retenir la règle, à savoir que le zoziau bouffeur de crevettes prend un "t", dis-toi que le flamanT a de Très longues papattes, alors que le FlamanD a, lui, a un Drôle d'accent.


Voilà, c'était la chronique : "Apprends des choses utiles à partir d'articles à la con".

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