Lame de fond

21 février 2017

CONFIDENCES SUR L'OREILLER

Même dans tes rêves les plus fous, t’imagines pas à quel point ma vie est passionnante. Tiens, là, présentement, je suis en quête d'un oreiller. Waooouh, trop funky !

C'est toujours comme ça. J'ai des pulsions d'achat incoercibles. Un exemple au hasard : à un moment je réalise que je n'ai pas de trench-coat. Parce que j'ai vu un film ou une photo avec une meuf trop classe en trench-coat. Et je me dis : "Mais comment ai-je pu vivre sans trench-coat jusqu'à aujourd'hui ?" C'est vrai, ça, comment ai-je pu vivre sans trench-coat jusqu'à aujourd'hui. Truc de ouf.
Alors, je me mets à chercher le trench-coat ultime. Celui qui me rendra élégante, me fera une silhouette de rêve. Je consulte 200 sites, je vais dans 12 magasins. Et soit je trouve le trench-coat absolu. Et je l'achète, et je découvre que le trench-coat, ça va pas à tout le monde… Soit je trouve pas le trench-coat et, au bout de quelques semaines, je passe à autre chose, et je comprends même pas pourquoi j'étais obsédée par cette histoire de trench-coat. D'autant que ça va pas à tout le monde. Bref, à l'arrivée, j'arrive à la même conclusion, sauf que j'ai économisé 100 euros dans le second cas. 
Ça marchera pareil pour un sac à main de telle ou telle forme ("mais comment ai-je pu vivre sans un sac seau ?"), une paire de chaussures comme ci ou comme ça…


TOUS LES ACARIENS, TOUTES LES ACARIENNES !

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Et là, c'est une histoire d'oreiller qui me prend la tête. Cette fois, ce n'est pas parti de la photo d'une meuf avec un oreiller troooop classe, mais d'un papier dans "Libé". Papier qui reprenait une info d'un livre du Dr Saldmann, selon laquelle, “au bout de deux ans, 10 % du poids d'un oreiller sont représentés par des acariens morts ou des déjections d'acariens”. Argh… Je dors sur des cadavres et du caca d'acariens. Je ne sais même pas quel âge a mon oreiller. Je le surkiffe ! Il est épaix, moelleux à souhait. Il a plusieurs années, c'est sûr. Combien ? Je sais pas. C'est plus qu'un oreiller, c'est un doudou. Je le prête à personne. Même à mes filles, même à mon chéri. J'en avais acheté un autre, mais je ne l'ai jamais adopté.
Si ça se trouve son poids est représenté par 100 % de caca d'acariens ! Euh non, ça c'est pas possible. Mais bon, quand même, moi qui suis chochotte puissance 22, l'idée de poser ma tête sur de la merde d'horribles bestioles microscopiques ça me retourne l'estomac (je te mets pas de photo, toi aussi tu irais vomir ton quatre-heures direct). 

DES OREILLERS PAR MILLIERS

Alors hier, je suis allée chez But pour tâter de l'oreiller. Et là, perdue dans un rayon grand comme deux terrains de football, j'ai eu la confirmation que l'oreiller était devenu un produit high-tech. Les fibres machin-truc à mémoire de forme, les traitements anti-acariens et antimicrobiens (mais combien de temps ça dure ? Ça c'est pas marqué sur l'emballage !), les moelleux, les fermes et les médiums (ils prédisent l'avenir ?), et dans la série j'invente des mots, tu as le "physio-oreiller, une kiné-création". Je te passe ceux en synthétique, en duvet, en plumes… tu connais. Il y a aussi ceux pour dormir sur le côté et ceux pour dormir sur le dos. Et quand tu te tournes pendant la nuit, il se passe quoi ? Tu appelles le SAV de But pour qu'il change ton oreiller pendant ton sommeil ?

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Il y en même qui s'appelle "Eros". Il est vibrant ? C'est du sexe à piles ?
Manque plus que l'oreiller qui te fait la lecture pour t'endormir et qui te prépare le café le matin.

Bref, j'ai tâté, tâté, mais rien qui ressemble à mon oreiller bien-aimé. Ma quête du Saint Oreiller se poursuit donc… Et là, impossible d'acheter en ligne ou de renoncer. Il me faudra juger sur pièce et trouver la perle rare. Je vais peut-être aller faire brûler un cierge à sainte Rita…

 




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29 juillet 2016

LA GRANDE BOUFFE

Telle que tu me vois, présentement, je reviens de vacances. Du sud de la Sardaigne, plus précisément. Ouais, t'as raison d'être jaloux/se : c'était top ! Enfin, si tu aimes le soleil, le ciel bleu, les plages sublimes, la pasta, le poisson, les tomates goûteuses, la mozzarella, la ricotta et le limoncello… Sinon, t'as qu'à aller dans le Doubs ! (Nan, je déconne, c'est très joli le Doubs… Enfin, je suppose.)
J'ai snobé l'Italie des décennies durant et, en un an et demi, j'y suis allée six fois… Certes, j'ai du mal avec leur conception fantaisiste des files d'attente et du Code de la route, mais pour le reste, je trouve ce pays et ses habitants tout à fait plaisants. Surtout, je me dis qu'un endroit où on fait si bien la bouffe ne peut pas être complètement mauvais. 

Dans ce domaine, comme dans d'autres, La France se repose sur une réputation dépassée : la proportion de restaus qui servent du sous-vide chez nous est indécente. Pauvres touristes qui débarquent à Paris et filent direct chez Chartier en pensant consommer de la vraie cuisine parisienne ! Alors qu'en Italie, la moindre gargotte – ou quasi – te propose du fait-maison plein de saveurs. Souvent des plats simples, mais délectables. Et les Italiens ne sont pas plus grassouillets que les Français (je parle pas des touristes qui, eux, prennent facilement 2 kilos par semaine de vacances… Donc, sache-le, tu ne verras pas de photo de moi ici en maillot de bain. Comment ça, tant mieux !).

Je te parle de bouffe, et c'était pas du tout le sujet que je voulais aborder à la base… Comme quoi… Pas grave, on a tout le temps. On est bien là, à la fraîche (mais c'est quoi ce temps en France ! J'ai franchi une faille spatio-temporelle en prenant l'avion et j'ai atterri direct en octobre ?)

 

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Oignons sardes : T'as vu la taille !

 

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En Italie, Aurore se nourrit esssentiellement de pâtes à la tomate et de tomates sans pâtes…

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… et de gelati !

Deux petites dernières pour la route…

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27 juillet 2016

NOTRE GRAND JEU DE L'ÉTÉ

Regarde bien les images ci-dessous. Est-ce que quelque chose t'interpelle au niveau de ton vécu orthographique ? Si c'est pas le cas, nettoie tes lunettes ou va chercher ton Bescherelle.

GrandePompe

"Cette commune varoise fête en grandes pompes les 500 ans du pélerinage de François Ier", se réjouit TF1.
Eh bien non, les habitants de cette bourgade ne se chaussent pas en 52 pour célébrer cet anniversaire, au risque de se casser la gueule. Ils vont fêter ça en grande pompe, sans "s", c'est-à-dire avec faste. Personnellement, je ne vois pas trop l'intérêt du truc, mais c'est pas parce que je m'en bats l'os qu'il faut en dégoûter les autres. Et si les JT de TF1 parlaient de trucs intéressants, ça se saurait.
Bref. Pour retenir la règle, à savoir qu'un événement se célèbre en grande pompe, sans "s", c'est-à-dire avec faste, dis-toi que seule Berthe aux grands pieds eut droit à un mariage en grandes pompes.

 

BieberFlamand

"… son pote sort une bouée flamand rose", nous raconte "Voici", toujours à la pointe des informations essentielles.
Eh bien non, le pote à Justin (sur la photo, c'est la blonde décolorée, des fois que tu l'aurais pas reconnu) n'exhibe pas un Belge nerlandophone au teint délicatement rosé, mais un échassier en plastique. Ce qui reste quand même super débilos, mais bon, Justin Bieber n'est pas particulièrement réputé pour la qualité de ses fréquentations.
Bref. Pour retenir la règle, à savoir que le zoziau bouffeur de crevettes prend un "t", dis-toi que le flamanT a de Très longues papattes, alors que le FlamanD a, lui, a un Drôle d'accent.


Voilà, c'était la chronique : "Apprends des choses utiles à partir d'articles à la con".

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06 juillet 2016

BAC TO THE FUTURE

Hier matin, je suis allée inscrire Nausicaa à son nouveau lycée. J'étais à bicyclette, elle à trottinette (que je m'obstine à appeler “patinette” au grand désespoir de mes filles).
Nous avons traversé des quartiers pavillonnaires paisibles sous une amorce de temps estival. Arrivées devant l'établissement, un gros machin moche et tout en longueur datant des années 60, nous avons vu des grappes d'élèves devant les grilles. Et là, avec la fulgurance intellectuelle qui me caractérise, j'ai pensé : “Ah merde, c'est les résultats du bac aujourd'hui !” Comme on était un peu en dehors des dates d'inscription, j'ai eu peur qu'on se fasse jarter.

De fait, il a fallu un peu parlementer, mais on a pu faire les formalités nécessaires. Dans les couloirs, on a croisé du personnel suspicieux, qui préparait l'affichage (et un pot manifestement : l'heure de la délivrance avait bientôt sonné pour eux aussi). Une petite demi-heure plus tard, ma fille était officiellement inscrite en classe de seconde. Tu imagines ? Ma fille au lycée…

Quand nous sommes ressorties, il était 9h55. Les feuilles de résultats étaient sur une table, dans le hall, et il y avait maintenant plusieurs dizaines d'élèves devant les grilles du lycée. Je ne sais pas quelle est la proportion qui consulte les résultats en ligne, mais il en reste manifestement un bon nombre qui préfère découvrir leur nom “en vrai” sur un bout de papier. Je voulais rester pour voir leur réaction en découvrant leur nom parmi les reçus. Nausicaa était mal à l'aise et voulait se barrer. Mais je lui ai dit : “Par les temps qui courent, il n'y a pas tellement de raisons de se réjouir. Et ça va faire du bien de voir des gens heureux !” Et c'est moi qui commande. Donc, nous sommes restées. 

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Et effectivement, ce fut un spectacle éminemment réjouissant. Des cris de joie, plus ou moins aigus. A côté de nous, une jeune fille toute fine avec une queue-de-cheval haute s'est précipitée vers sa mère en s'exclamant : "J'ai la mention, j'ai la mention !"
Un garçon massif, hurlait d'une grosse voix éraillée et incrédule : “J'ai le bac, j'ai le bac, j'ai le bac, j'ai le bac, j'ai le bac !” Sur les joues d'une jeune femme voilée, un peu plus âgée que les lycéens, coulaient des larmes de joie. Et moi-même, j'étais pas loin de verser une petite larme d'émotion. Je me suis retenue pour pas faire honte à ma fille. Emotion en partie due au fait que ça me rappelait mes propres années lycée. Emotion aussi parce que ça me projetait vers l'avenir de mes enfants. Et émotion tout simplement de voir le bonheur de ces jeunes gens. 
Ce bac, qu'on a parlé si souvent de supprimer ou, à tout le moins de réformer en profondeur, reste un jalon essentiel dans la vie des jeunes adultes et de leurs parents. 

En rentrant, on a croisé une petite bande d'élèves qui se rendaient au lycée d'un pas faussement nonchalant. L'un d'eux était au téléphone. D'un ton courroucé, il disait à son interlocuteur : "Mais arrête de tout me spoiler !" Ma fille et moi on s'est regardées en souriant. C'était une bonne matinée.







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05 juillet 2016

GOOD BAD INSTANT

Dure journée ! Bah… un pique-nique improvisé au parc et une séance de badminton vespérale… et ça repart !

 

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