Lame de fond

21 janvier 2012

LA BARBIE, LE CHEVAL ET LE VOLCAN

Samedi matin... Toutes les trois installées dans la chambre des filles. Nausicaa dans son lit, en train de lire Le roman de Renart pour l'école ; moi, dans le lit d'Aurore, en train de surfer entre vente-privee.com, les sites de la Cité des Sciences et du Grand-Palais, et les blogs de Mab, Heure-Bleue et Le Goût…

Et Aurore qui vit une aventure trépidante avec une Barbie qui essaie de grimper l'échelle du lit de Nausicaa.
"Aïe mes pieds (c'est Barbie qui parle). Allez, maintenant on est arrivé tout en haut de la tour. Si ça explose dans trois minutes, je suis morte ! Je dois sauver mon cheval. Il est dans la mer (au sommet d'une tour ?), il va se noyer… Il faut que je le sauve ! Ah, je le vois… Allez, accroche-toi à moi (ordonne Barbie à un cheval en peluche qui fait cinq fois sa taille). Maintenant, il faut qu'on redescende du volcan. Comment je vais faire ? Oui, je sais. Magie des Winx ! Hanx Pavix (c'est une formule magique, pour descendre – avec un cheval obèse autour du cou – d'une tour-volcan surmontée d'une mer). (De retour sur la moquette). Ouf, on est sain et sauf. Allez, au trot ! Fais le plus vite que tu peux, le volcan va exploser. Et maintenant, prêtes pour la parade !”  Etc., etc.

Et cet aprèm', un atelier au Musée en herbe, dans le Sentier. Je le sens bien ce week-end, je le sens bien… :-))

 

Quelques heures plus tard… Expo et atelier Keith Haring :

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09 janvier 2012

MEILLEURS VIEUX

Pour cette reprise, de quoi je vous parle ? De mes nouvelles lunettes de vieille ou de mon inscription-désinscription express sur edarling.fr ? Et, d’ailleurs, les deux ne sont-ils pas liés ?

Depuis une semaine, j’expérimente les verres progressifs à mon travail. J’ai des lunettes “trizones”. Et ce n’est pas une sinécure. Moi qui suis toujours sur le qui-vive, qui observe tout ce qui se passe, aux deux bouts du grand bureau “paysager”, dans le couloir, par la fenêtre, et qui me lève de mon siège dès que j’en ai l’occasion, je constate qu’avec ses lunettes, rien n’est plus pareil. Impossible de tout embrasser d’un seul regard, ce qui est près, ce qui est loin. Et si je me lève, je dois d’abord retirer mes lunettes.

Ces lunettes vont donc de pair avec une inertie accrue. Elles sont en soi un signe de vieillissement, puisque la presbytie est liée à l’âge. Mais, en réduisant ma réactivité, elles amplifient encore le processus. C’est un constat un poil déprimant, on va dire.

Est-ce par peur du temps qui passe que je me suis inscrite sur ce site de rencontres vanté dans des spots publicitaires ? Même mes filles m’avaient demandé pourquoi je ne n’essayais pas… En tout cas, un soir de la semaine dernière, j’ai cliqué sur un bandeau Internet. J’ai répondu à un gros paquet de questions pour définir ma personnalité. Avec des pièges à deux balles. Genre, sur une page, on m’interroge sur mon degré de sincérité. Et on réitère la question sous une autre forme deux pages plus loin, des fois que j’ai changé d’avis entre-temps. A l’arrivée, un portrait un peu à côté de la plaque, mais bon… Le lendemain matin, j’avais quelques messages d’hommes inscrits sur le site. En fait de messages, il s’agissait de demandes de photos ! En gros, on demande à voir ta tronche, sans que toi tu connaisses celle du demandeur. Il regarde ta gueule et il décide s’il poursuit ou pas. T’imagines le truc ? Comme c’est humiliant !

Et si tu veux échanger de vrais messages, avec des mots qui parlent, un truc un peu civilisé quoi, où tu t’intéresses d’abord à ce que le gars a à dire plutôt qu’au métier indiqué dans son profil ou à sa consommation moyenne de cigarettes, il faut payer 100 euros. Par mois ! Purs escrocs… Ils doivent avoir trois employés sous-payés qui vérifient que tu mets pas une photo de cul en ligne. Et le reste, c’est tout bénéf’ pour eux. En fait, le “haut de gamme” du site de rencontres ne consiste pas à offrir un service de qualité, mais à fixer le tarif d’inscription au max pour n’avoir que des CSP+ dans sa clientèle. Ça, c’est du business concept à haute valeur ajoutée de cynisme !

Je me suis désinscrite le soir-même. J’ai bien bien galéré pour trouver comment m’y prendre. J’ai finalement découvert un lien bien planqué tout en bas d’une page, dans un sous-menu de sous-menu.

Bon, maintenant, reste plus qu’à trouver une nouvelle idée saugrenue pour pimenter ma life…

Posté par LiWyMi à 22:42 - Commentaires [22] - Rétroliens [0]
11 novembre 2011

LE SENS DU DEVOIR (suite)

ABeaubourgNausicaa, tu l’as compris, croule sous les devoirs. Mais elle s’y soumet, sinon avec plaisir, du moins avec application.
Aurore, qui est en CP, a surtout des leçons pour l'apprentissage de la lecture. C'est d'ailleurs assez magique, émouvant, et drôle, de la voir déchiffrer des syllabes en appuyant sur les consonnes. “Tttta-pppis”, déchiffre-t-elle, ou “chhhu-chhho-ttteuhhh”.
Mais je la découvre un peu couleuvre sur les bords. Quand je lui demande : “On travaille un peu ?”, elle me répond, sûre de son bon droit : “Non !”  Elle m'a fait le coup deux fois cette semaine !
Je crois que je vais devoir lui expliquer la notion de “question rhétorique”.

Posté par LiWyMi à 22:36 - Commentaires [19] - Rétroliens [0]