Lame de fond

29 juillet 2016

LA GRANDE BOUFFE

Telle que tu me vois, présentement, je reviens de vacances. Du sud de la Sardaigne, plus précisément. Ouais, t'as raison d'être jaloux/se : c'était top ! Enfin, si tu aimes le soleil, le ciel bleu, les plages sublimes, la pasta, le poisson, les tomates goûteuses, la mozzarella, la ricotta et le limoncello… Sinon, t'as qu'à aller dans le Doubs ! (Nan, je déconne, c'est très joli le Doubs… Enfin, je suppose.)
J'ai snobé l'Italie des décennies durant et, en un an et demi, j'y suis allée six fois… Certes, j'ai du mal avec leur conception fantaisiste des files d'attente et du Code de la route, mais pour le reste, je trouve ce pays et ses habitants tout à fait plaisants. Surtout, je me dis qu'un endroit où on fait si bien la bouffe ne peut pas être complètement mauvais. 

Dans ce domaine, comme dans d'autres, La France se repose sur une réputation dépassée : la proportion de restaus qui servent du sous-vide chez nous est indécente. Pauvres touristes qui débarquent à Paris et filent direct chez Chartier en pensant consommer de la vraie cuisine parisienne ! Alors qu'en Italie, la moindre gargotte – ou quasi – te propose du fait-maison plein de saveurs. Souvent des plats simples, mais délectables. Et les Italiens ne sont pas plus grassouillets que les Français (je parle pas des touristes qui, eux, prennent facilement 2 kilos par semaine de vacances… Donc, sache-le, tu ne verras pas de photo de moi ici en maillot de bain. Comment ça, tant mieux !).

Je te parle de bouffe, et c'était pas du tout le sujet que je voulais aborder à la base… Comme quoi… Pas grave, on a tout le temps. On est bien là, à la fraîche (mais c'est quoi ce temps en France ! J'ai franchi une faille spatio-temporelle en prenant l'avion et j'ai atterri direct en octobre ?)

 

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Oignons sardes : T'as vu la taille !

 

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En Italie, Aurore se nourrit esssentiellement de pâtes à la tomate et de tomates sans pâtes…

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… et de gelati !

Deux petites dernières pour la route…

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27 juillet 2016

NOTRE GRAND JEU DE L'ÉTÉ

Regarde bien les images ci-dessous. Est-ce que quelque chose t'interpelle au niveau de ton vécu orthographique ? Si c'est pas le cas, nettoie tes lunettes ou va chercher ton Bescherelle.

GrandePompe

"Cette commune varoise fête en grandes pompes les 500 ans du pélerinage de François Ier", se réjouit TF1.
Eh bien non, les habitants de cette bourgade ne se chaussent pas en 52 pour célébrer cet anniversaire, au risque de se casser la gueule. Ils vont fêter ça en grande pompe, sans "s", c'est-à-dire avec faste. Personnellement, je ne vois pas trop l'intérêt du truc, mais c'est pas parce que je m'en bats l'os qu'il faut en dégoûter les autres. Et si les JT de TF1 parlaient de trucs intéressants, ça se saurait.
Bref. Pour retenir la règle, à savoir qu'un événement se célèbre en grande pompe, sans "s", c'est-à-dire avec faste, dis-toi que seule Berthe aux grands pieds eut droit à un mariage en grandes pompes.

 

BieberFlamand

"… son pote sort une bouée flamand rose", nous raconte "Voici", toujours à la pointe des informations essentielles.
Eh bien non, le pote à Justin (sur la photo, c'est la blonde décolorée, des fois que tu l'aurais pas reconnu) n'exhibe pas un Belge nerlandophone au teint délicatement rosé, mais un échassier en plastique. Ce qui reste quand même super débilos, mais bon, Justin Bieber n'est pas particulièrement réputé pour la qualité de ses fréquentations.
Bref. Pour retenir la règle, à savoir que le zoziau bouffeur de crevettes prend un "t", dis-toi que le flamanT a de Très longues papattes, alors que le FlamanD a, lui, a un Drôle d'accent.


Voilà, c'était la chronique : "Apprends des choses utiles à partir d'articles à la con".

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06 juillet 2016

BAC TO THE FUTURE

Hier matin, je suis allée inscrire Nausicaa à son nouveau lycée. J'étais à bicyclette, elle à trottinette (que je m'obstine à appeler “patinette” au grand désespoir de mes filles).
Nous avons traversé des quartiers pavillonnaires paisibles sous une amorce de temps estival. Arrivées devant l'établissement, un gros machin moche et tout en longueur datant des années 60, nous avons vu des grappes d'élèves devant les grilles. Et là, avec la fulgurance intellectuelle qui me caractérise, j'ai pensé : “Ah merde, c'est les résultats du bac aujourd'hui !” Comme on était un peu en dehors des dates d'inscription, j'ai eu peur qu'on se fasse jarter.

De fait, il a fallu un peu parlementer, mais on a pu faire les formalités nécessaires. Dans les couloirs, on a croisé du personnel suspicieux, qui préparait l'affichage (et un pot manifestement : l'heure de la délivrance avait bientôt sonné pour eux aussi). Une petite demi-heure plus tard, ma fille était officiellement inscrite en classe de seconde. Tu imagines ? Ma fille au lycée…

Quand nous sommes ressorties, il était 9h55. Les feuilles de résultats étaient sur une table, dans le hall, et il y avait maintenant plusieurs dizaines d'élèves devant les grilles du lycée. Je ne sais pas quelle est la proportion qui consulte les résultats en ligne, mais il en reste manifestement un bon nombre qui préfère découvrir leur nom “en vrai” sur un bout de papier. Je voulais rester pour voir leur réaction en découvrant leur nom parmi les reçus. Nausicaa était mal à l'aise et voulait se barrer. Mais je lui ai dit : “Par les temps qui courent, il n'y a pas tellement de raisons de se réjouir. Et ça va faire du bien de voir des gens heureux !” Et c'est moi qui commande. Donc, nous sommes restées. 

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Et effectivement, ce fut un spectacle éminemment réjouissant. Des cris de joie, plus ou moins aigus. A côté de nous, une jeune fille toute fine avec une queue-de-cheval haute s'est précipitée vers sa mère en s'exclamant : "J'ai la mention, j'ai la mention !"
Un garçon massif, hurlait d'une grosse voix éraillée et incrédule : “J'ai le bac, j'ai le bac, j'ai le bac, j'ai le bac, j'ai le bac !” Sur les joues d'une jeune femme voilée, un peu plus âgée que les lycéens, coulaient des larmes de joie. Et moi-même, j'étais pas loin de verser une petite larme d'émotion. Je me suis retenue pour pas faire honte à ma fille. Emotion en partie due au fait que ça me rappelait mes propres années lycée. Emotion aussi parce que ça me projetait vers l'avenir de mes enfants. Et émotion tout simplement de voir le bonheur de ces jeunes gens. 
Ce bac, qu'on a parlé si souvent de supprimer ou, à tout le moins de réformer en profondeur, reste un jalon essentiel dans la vie des jeunes adultes et de leurs parents. 

En rentrant, on a croisé une petite bande d'élèves qui se rendaient au lycée d'un pas faussement nonchalant. L'un d'eux était au téléphone. D'un ton courroucé, il disait à son interlocuteur : "Mais arrête de tout me spoiler !" Ma fille et moi on s'est regardées en souriant. C'était une bonne matinée.







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05 juillet 2016

GOOD BAD INSTANT

Dure journée ! Bah… un pique-nique improvisé au parc et une séance de badminton vespérale… et ça repart !

 

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01 juillet 2016

PÉRIMÉNOPAUSE EN LA DEMEURE

Elle a fini par advenir. La cinquantaine. Certes, avant il y avait eu la vingtaine, la trentaine et la quarantaine (la dizaine ça compte pour du beurre). Mais c'étaient des marqueurs plus symboliques que réellement porteurs de bouleversements. Alors que 50 ans, pour une femme, c'est un âge charnière. Hormonalement, et donc physiquement et psychiquement.
D'une personne à l'autre, la ménopause est vécue de façon différente. Mais en gros, Mère Nature, cette grosse connasse, a décrété que bon, c'en était fini de la maternité, et que du coup, l'organe créant la fonction, on allait mettre certaines hormones au repos. D'où turbulences diverses et pas hyper funky globalement. "Ton corps change", comme disait l'autre. Et je te passe les bouffées de chaleur et la baisse de libido annoncées. Car, pour l'instant, je n'ai pas encore franchi le Rubicon de la ménopause. Telle Jules César juchée sur des stilettos ou des patins à roulettes – selon les jours –, je me tiens sur la rive, guettant les signes qui vont me pousser à coups de pied au cul de l'autre côté. 

Avant, ça me saoulait d'avoir mes règles. A tel point que, pendant des années, et avec l'accord de ma gynéco, j'ai pris la pilule quasi sans discontinuer. Quand j'ai arrêté ma contraception orale, j'ai recommencé à avoir des sautes d'humeur trois jours avant, des courbatures… entre autres joyeusetés mens(tr)uelles. 

Mais depuis quelques mois, ce cycle ne se renouvelle plus avec cette régularité qui auparavant m'exaspérait. Et je me surprends à attendre mes règles. Il paraît que la ménopause est déclarée quand on n'a pas eu ses règles depuis un an. Donc, à chaque fois qu'elles débarquent, je suis soulagée et je me dis : "Bon, encore un sursis…" 

Tu te diras, qu'est-ce qui lui fait peur là-dedans ? A ton avis ? Tu veux que je te répète tous les effets listés plus haut ? Et que j'en rajoute d'autres encore plus glam ?
Une de mes amies m'a dit : "C'est comme si j'avais pris dix ans d'un coup !" Et elle ne me cache pas qu'elle se sent déprimée. Et j'ai bien pigé que pour elle, c'était plus trop la fête du slip à la maison. J'ai demandé à une autre si cela avait eu un effet sur sa libido : "Pas du tout ! m'a-t-elle répondu. J'aime toujours autant baiser ! Mais bon, j'ai toujours vachement aimé ça…"

Et l'autre question légitime que tu te poses, c'est : "Pourquoi, elle nous raconte tous ces trucs qui ne nous regardent pas. Qu'elle garde ses histoires d'hormones pour elle !"
Ça se défend, mais tu vois, j'en ai marre que la ménopause reste un tabou, limite un gros mot. Je devrais avoir honte d'être une femme de 50 ans ? Je devrais faire semblant que non, non, rien ne va changer, tout, tout va continuer, hey hey !

Alors oui, j'ai la trouille. J'ai peur de m'empâter, de voir mes tendances cyclothymiques s'accentuer, peur d'avoir moins envie d'être dans les bras de mon chéri. J'ai pas envie qu'il se réveille un matin en se disant : "Mince, c'est qui la meuf à côté de moi ? Elle se ressemble plus !"

Ombre

 

Posté par LiWyMi à 08:20 - Commentaires [6] - Permalien [#]